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En
1995, la France vibrait déjà au rythme de la
Coupe du Monde de Football. Le projet du Grand
Stade mettait en émoi toute une région et nous
ne pouvions pas imaginer que nous allions, un an
plus tard, participer à la construction de cette
uvre. L'ouvrage mérite ce titre et a
acquis ses lettres de noblesse par l'aspect
gigantesque des moyens attachés à sa
réalisation.
Et son toit y est pour l'essentiel ! Quinze mille
tonnes d'acier en équilibre sur dix-huit
aiguilles de cinquante mètres de haut.
Phénomène incroyable de légèreté !
L'assemblage de ce puzzle en trois dimensions
nous a mobilisés durant un an et demi, nous
imposant ingéniosité, disponibilité, et
technicité pour dompter cet acier réfractaire
à prendre sa place.
Nous avons adapté nos méthodes, nos moyens, mis
en place des procédures de mesure et de calculs
spécifiques pour tenir compte en particulier des
effets de la dilatation.
Au terme de tous ces efforts, nous avons
obtenu la satisfaction d'avoir
uvré à l'écriture d'une page de
l'histoire de notre temps : celle du Stade
de France ! |
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